Whey2Dessert
Transformer le lactosérum en un dessert lacté innovant pour valoriser un co-produit de l’industrie fromagère.
"Grâce au Chèques innovation nous avons pu développer des prototypes de dessert à base de lactosérum et réaliser une étude de marché."
Le lactosérum, co-produit de la fabrication du fromage, est produit en grandes quantités en Suisse et représente un enjeu environnemental en raison de sa charge organique.
Malgré ses qualités nutritionnelles, ses débouchés restent limités, ce qui nécessite de développer de nouvelles voies de valorisation.
Le projet vise à développer un dessert lacté acidifié à base de lactosérum, en utilisant ses protéines pour créer un produit sain, local et durable.
Il contribue à valoriser un co-produit de la filière fromagère et à proposer de nouvelles alternatives alimentaires aux consommateurs.
Plusieurs prototypes de desserts et boissons lactés ont été développés et testés auprès de consommateurs.
Les travaux ont permis de démontrer la faisabilité technique du concept et d’identifier les pistes les plus prometteuses pour le développement de produits à base de lactosérum.
PHAGRI – Phages pour l’agriculture
Utiliser des virus naturels pour protéger les cultures et réduire l’usage des pesticides.
" Le projet explore une approche de biocontrôle innovante pour lutter contre les maladies bactériennes des cultures. "
Les cultures agricoles sont confrontées à des maladies bactériennes qui entraînent des pertes importantes et sont difficiles à maîtriser avec les solutions actuelles.
Dans un contexte de réduction des produits phytosanitaires, il devient nécessaire de développer des alternatives plus ciblées et respectueuses de l’environnement.
Le projet vise à développer une approche de biocontrôle basée sur les bactériophages, des virus naturels capables de cibler spécifiquement les bactéries pathogènes.
Il permet de réduire l’usage de traitements chimiques et de proposer des solutions durables adaptées aux cultures locales.
Le projet a permis de mettre en place des méthodes d’isolement et de caractérisation de bactériophages actifs contre des pathogènes agricoles.
Ces travaux constituent une première étape vers le développement de solutions de traitement ciblées pour protéger les cultures.
Processus de lyse cellulaire optimisé pour l’industrie alimentaire
Développer une technologie pour libérer le potentiel nutritionnel des microalgues et renforcer les protéines locales pour l’alimentation animale.
" Le projet explore de nouvelles technologies pour valoriser les microalgues et faciliter leur utilisation en alimentation animale. "
Les microalgues représentent une source prometteuse de protéines durables, mais leur utilisation reste limitée en raison de leur paroi cellulaire résistante, qui empêche l’assimilation des nutriments par les animaux.
Les technologies existantes pour traiter ces biomasses sont souvent coûteuses et peu adaptées aux besoins du secteur agroalimentaire.
Le projet vise à développer un procédé de lyse cellulaire mécanique permettant de rendre les nutriments des microalgues accessibles.
Il contribue à valoriser des ressources locales, à réduire la dépendance aux protéines importées et à soutenir une alimentation animale plus durable.
Un prototype d’équipement a été développé et testé sur différentes biomasses microalgales afin d’évaluer son efficacité et son potentiel d’application.
Les essais ont permis d’identifier les conditions d’utilisation et d’explorer le potentiel de cette technologie pour différentes applications agroalimentaires.
Rice Up
Transformer les co-produits du riz en substrat pour cultiver des champignons et créer de nouvelles ressources alimentaires locales.
" Le projet démontre le potentiel d’intégration des co-produits agricoles dans des chaînes de valeur locales et durables. "
La production de riz en Suisse génère des co-produits comme le son et les écorces, aujourd’hui encore peu valorisés et souvent compostés.
Dans un contexte de transition alimentaire, il devient essentiel de mieux exploiter ces ressources et de développer des solutions locales de valorisation.
Le projet vise à intégrer ces co-produits dans la chaîne de valeur en les utilisant comme substrat pour la culture de champignons.
Il contribue à renforcer la circularité du système alimentaire, à développer des protéines végétales locales et à soutenir une bioéconomie régionale.
Les essais ont permis de démontrer la faisabilité de l’utilisation du son et des écorces de riz dans des substrats pour champignons, avec des résultats prometteurs sur certaines espèces.
Des recettes de substrats optimisées ont été développées, ouvrant la voie à une intégration concrète de ces co-produits dans la production.
Milky Whey
Transformer le petit-lait en biogaz pour rendre les fromageries plus autonomes en énergie et réduire leur empreinte carbone.
" Le projet démontre le potentiel du lactosérum comme ressource énergétique pour décarboner la filière fromagère. "
La production fromagère génère de grandes quantités de petit-lait, encore peu valorisé, malgré sa richesse en matière organique.
Parallèlement, les fromageries sont fortement consommatrices d’énergie, avec des solutions de décarbonation encore limitées et peu adaptées au contexte rural.
Le projet vise à valoriser le petit-lait en biogaz directement sur site, grâce à un procédé de méthanisation adapté aux fromageries.
Il permet de réduire les émissions de CO₂, de renforcer l’autonomie énergétique des installations et de valoriser un co-produit local dans une logique d’économie circulaire.
Les analyses réalisées ont confirmé le fort potentiel méthanogène du lactosérum, démontrant sa capacité à produire du biogaz de manière efficace.
Ces résultats constituent une base solide pour le développement d’installations pilotes et le déploiement de cette solution à plus grande échelle.
La lignine comme ingrédient novateur, durable et sûr pour la protection des cultures
Valoriser un composant naturel du bois pour développer des solutions durables de protection des cultures.
" Le projet met en évidence le potentiel de la lignine comme alternative naturelle pour la protection des cultures. "
Les maladies des plantes représentent un enjeu majeur pour l’agriculture, avec des impacts importants sur les rendements et la sécurité alimentaire.
Les solutions actuelles reposent largement sur des pesticides chimiques, dont l’usage est de plus en plus remis en question pour des raisons environnementales et sanitaires.
Le projet vise à développer des ingrédients issus de la lignine, un composant naturel du bois, pour créer des solutions de protection des cultures plus durables.
Il contribue à réduire l’usage de produits chimiques, à valoriser des ressources issues de la biomasse et à soutenir une agriculture plus respectueuse de l’environnement.
Les travaux ont permis d’identifier plusieurs composés prometteurs capables de limiter le développement de pathogènes en conditions contrôlées.
Ces résultats constituent une base solide pour poursuivre le développement vers des tests en conditions réelles et des applications concrètes.
Algoculture de précision
Développer une production de microalgues de haute qualité nutritionnelle pour créer de nouveaux aliments durables.
" Le projet vise à mieux maîtriser la production et la qualité nutritionnelle des microalgues pour des applications alimentaires innovantes. "
Les microalgues sont reconnues pour leur richesse nutritionnelle, mais leur potentiel reste encore peu exploité, notamment en raison d’un manque de maîtrise des procédés de production et de la qualité réelle des nutriments.
Par ailleurs, la communication autour de leur valeur nutritionnelle est souvent basée sur la quantité plutôt que sur la qualité et la biodisponibilité des nutriments.
Le projet vise à développer une approche d’algoculture de précision pour optimiser la qualité nutritionnelle des microalgues, en particulier Haematococcus lacustris.
Il permet d’améliorer la bioaccessibilité des nutriments et d’explorer leur intégration dans des produits alimentaires locaux, contribuant ainsi à une alimentation plus durable et innovante.
Les premiers travaux ont permis de définir des conditions de culture optimisées et de développer un prototype de système de production adapté.
Des tests ont également été engagés pour améliorer les propriétés nutritionnelles des microalgues, notamment via des procédés de fermentation, ouvrant la voie à de nouvelles applications alimentaires.
Valorisation du lactosérum de fromagerie
Faire du petit-lait une ressource énergétique et matérielle au service d’une industrie laitière plus durable.
" Transformer le lactosérum en ressource permet de réduire son impact environnemental tout en créant de nouvelles opportunités de valorisation. "
La production fromagère génère d’importants volumes de lactosérum, dont la valorisation devient de plus en plus complexe et coûteuse.
Les filières traditionnelles arrivent à saturation, tandis que la charge polluante élevée du petit-lait représente un enjeu environnemental majeur pour les fromageries.
Le projet propose une approche intégrée pour valoriser les deux principaux composants du lactosérum :
- les protéines, utilisées pour développer des matériaux d’emballage biosourcés
- le lactose, exploité pour produire du biogaz directement sur site
Cette double valorisation permet à la fois de réduire l’impact environnemental et de créer de nouvelles sources de valeur pour la filière laitière.
Le projet a démontré la faisabilité de produire du biogaz à partir de lactosérum, avec un procédé stable et une teneur en méthane permettant une utilisation directe comme énergie.
En parallèle, des films d’emballage biosourcés à base de protéines de petit-lait ont été développés, avec des propriétés améliorées grâce à des traitements innovants, ouvrant des perspectives pour des applications alimentaires.
Wheydrogen
Et si le petit-lait devenait une source d’énergie propre et locale ?
" Le projet Wheydrogen a permis de démontrer qu’un sous-produit laitier peut devenir une source d’énergie et de nutriments valorisables, ouvrant la voie à une nouvelle chaîne de valeur locale. "
Avec une production importante de fromage, le canton de Fribourg génère de grandes quantités de perméat de lactosérum. Ce sous-produit, riche en matière organique, représente un défi environnemental majeur, notamment pour les stations d’épuration.
Parallèlement, les secteurs agricole et énergétique font face à une double dépendance : aux énergies fossiles et aux engrais importés. Valoriser localement ces flux devient donc un enjeu stratégique pour renforcer la durabilité et la résilience du territoire.
Le projet Wheydrogen vise à valoriser le perméat de lactosérum en développant une technologie capable de :
- produire de l’hydrogène renouvelable
- réduire la charge polluante du sous-produit
- récupérer des nutriments pour des engrais durables
Dans un premier temps, les travaux ont permis de démontrer la faisabilité du procédé et de mieux comprendre les mécanismes complexes des piles microbiennes.
Dans un second temps, le projet s’est concentré sur l’optimisation du système et son passage à une échelle supérieure, avec le développement de prototypes.
Les premières phases ont permis de valider le potentiel de la technologie, notamment la capacité des systèmes microbiens à dégrader efficacement la matière organique et à générer de l’énergie.
Suite à ces travaux, des améliorations techniques ont conduit à la production effective d’hydrogène et à la conception de prototypes de bioréacteurs de plus grande capacité, marquant une étape clé vers une application industrielle.
Le projet ouvre ainsi la voie à une solution circulaire combinant production d’énergie, réduction de la pollution et valorisation de nutriments, avec des applications potentielles dans l’agriculture, l’industrie laitière et la mobilité.
Smartwaste
Valoriser les déchets fruitiers en ingrédients durables et fonctionnels.
" Le déchet de l’un devient la matière première de l’autre : SmartWaste transforme les drèches de fruits en ingrédients à forte valeur ajoutée. "
Chaque année en Suisse, plus de 20’000 tonnes de drèches de fruits sont sous-valorisées, souvent méthanisées ou utilisées comme fourrage à faible valeur ajoutée. Pourtant, ces résidus contiennent encore des sucres fermentescibles, des fibres et des composés bénéfiques comme les polyphénols.
Dans un contexte de transition vers une alimentation plus durable, leur valorisation représente une opportunité majeure pour réduire les pertes alimentaires et développer de nouvelles ressources locales.
Le projet SmartWaste vise à transformer les drèches de fruits, notamment de pommes, en ingrédients biosourcés grâce à des procédés de fermentation contrôlée.
Plus précisément, il s’agit de :
- sélectionner des micro-organismes adaptés aux différents substrats
- optimiser les procédés de fermentation liquide et solide
- développer des ingrédients fonctionnels utilisables dans des produits alimentaires
- passer d’une échelle laboratoire à une production semi-industrielle
Les premiers travaux ont permis de définir des protocoles de fermentation et de sélectionner des souches microbiennes adaptées, ouvrant la voie à la transformation des drèches en nouvelles matières premières fonctionnalisées.
Le projet a également permis d’identifier plusieurs applications concrètes, comme des produits alimentaires sucrés (barres, granolas) ou des ingrédients fermentés riches en protéines et nutriments.
À terme, cette approche permettra de produire des ingrédients biosourcés à plus forte valeur ajoutée, tout en réduisant les impacts environnementaux liés aux déchets fruitiers.
ALI-IMPACT
Des leviers concrets pour orienter les choix alimentaires vers des options plus saines.
" Comprendre les comportements alimentaires permet d’agir concrètement pour favoriser des choix plus sains au quotidien. "
Dans un environnement alimentaire de plus en plus complexe, faire des choix sains devient un défi pour de nombreux consommateurs. Entre habitudes, contraintes de temps et attractivité des produits ultra-transformés, les décisions alimentaires sont souvent éloignées des recommandations nutritionnelles.
Les restaurants collectifs, notamment dans les milieux académiques, représentent un levier stratégique pour influencer positivement ces comportements à grande échelle.
Le projet ALI-IMPACT vise à identifier et activer des leviers psychologiques et marketing permettant d’encourager des choix alimentaires plus sains.
Pour cela, il s’appuie sur une approche en plusieurs étapes :
- comprendre les attentes et comportements des consommateurs
- analyser ces tendances à plus grande échelle
- tester des interventions concrètes en conditions réelles
- formuler des recommandations directement applicables
Les premiers travaux ont permis d’identifier plusieurs profils de consommateurs et de mettre en évidence des leviers clés influençant les choix alimentaires, tels que la présentation des plats, la lisibilité de l’offre ou encore l’environnement de consommation.
Ces résultats constituent une base solide pour tester des actions concrètes dans les restaurants collectifs et mesurer leur impact réel sur les comportements alimentaires.
À terme, le projet permettra de proposer des recommandations pratiques et des outils directement utilisables par les acteurs de la restauration collective.